Licenciements
Projet de réorganisation ABB France : quels impacts sur l'emploi ?
Lors du CSE Central extraordinaire des 9 et 10 septembre 2026, la Direction a présenter un "projet" (terme légal) de réorganisation concernant la R&D de Toulouse et l'activité Paratonnerres de Bagnères-de-Bigorre.
Selon les documents remis aux représentants du personnel, ce projet prévoit le transfert de l'activité R&D de Toulouse vers la Pologne et celui de l'activité Paratonnerres vers le site de Nottingham au Royaume-Uni. Cette réorganisation entraînerait la suppression de 12 postes, ramenée à 11 suppressions potentielles après la prise en compte d'un départ en retraite déjà annoncé.
La procédure d'information-consultation a débuté le 8 et 9 septembre 2026.
Les élus du CSE Centrale et les organisations syndicales vont analyser le dossier, se faire accompagner par des experts et défendre les intérêts des salariés concernés afin d'obtenir toutes les garanties possibles ...
En parallèle, une première réunion de négociation avec les délégués syndicaux centraux aura lieu le 17 septembre 2026.
Lien site internet service public
- La consultation du CSE (Comité Social et Économique), qui donne un avis obligatoire sur le projet de réorganisation et de licenciements.
- La négociation avec les syndicats (les DSC), qui vise à rédiger et signer un texte d'accord"
- L'employeur convoque les DSC pour négocier le contenu du PSE (appelé juridiquement le "Livre I"). Les discussions portent généralement sur des points cruciaux pour les salariés : [1]
- L'accompagnement financier : Fixer le montant des indemnités supralégales de licenciement (au-delà du minimum prévu par la loi). [1]
- Les mesures de reclassement : Négocier le budget pour les formations, les aides à la création d'entreprise, les aides au déménagement ou la durée du congé de reclassement. [1, 2]
- Le périmètre et les critères : Définir précisément l'ordre des licenciements (selon l'ancienneté, la situation de famille, etc.) et le calendrier des départs. [1, 2]
- Le volontariat : Tenter de mettre en place une phase de départs volontaires pour éviter au maximum les licenciements contraints.
Quel est l'intérêt pour l'entreprise et les syndicats ?- Pour les syndicats (DSC) : C'est le seul moment pour obtenir des garanties sociales supérieures à la loi et protéger au mieux les salariés touchés par la restructuration. [1, 2]
- Pour la direction : Si un accord majoritaire est signé avec les DSC, la procédure est simplifiée. L'administration du travail (la DREETS) valide généralement le PSE beaucoup plus vite (sous 15 jours au lieu de 21 jours pour un document unilatéral de l'employeur) et les risques de voir le PSE annulé par la suite devant les tribunaux sont fortement réduits. [1]
Si aucun accord n'est trouvé à l'issue des négociations, l'employeur devra rédiger seul un "document unilatéral" soumis à une homologation plus stricte de l'administration.
Dans ce dossier, l'employeur cherche à obtenir l'adhésion des organisations syndicales en proposant aux salariés concernés par les licenciements des indemnités supralégales. Si ces mesures peuvent répondre à l'intérêt immédiat des salariés impactés, elles placent également les organisations syndicales face à un choix difficile : accepter ces dispositions au bénéfice des salariés concernés, tout en prenant le risque de renoncer à contester la réalité et la justification économique des licenciements, ainsi qu'aux éventuelles actions judiciaires qui pourraient être engagées pour les remettre en cause.
La CGT restera particulièrement vigilante sur la défense des droits des salariés, sur la validité des motifs économiques invoqués par la direction et sur les conséquences de ce projet pour l'ensemble du personnel.
Les représentants CGT reviendront vers l'ensemble des salariés afin de les tenir informés de l'avancement des consultations et des négociations en cours.

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