Capital Markets Day du 18 novembre : ce qu’il faut retenir
Le 18 novembre, ABB a réuni ses investisseurs à New Berlin (USA) pour présenter ses objectifs financiers revus à la hausse :
- Marge EBITA : désormais entre 18 et 22 %, avec des pics à 26 % pour Electrification.
- ROCE : plus de 20 %.
- Dividendes et rachats d’actions : priorité confirmée pour « créer de la valeur pour les actionnaires ».
Pendant que la direction se félicite de « records historiques » et promet « le meilleur reste à venir », qu’en est-il des salariés ?
- Pression accrue sur les coûts : derrière les beaux discours sur « l’ABB Way », cela signifie productivité maximale, flexibilité et restructurations.
- Cession de Robotics : encore une division vendue, avec des conséquences pour l’emploi et les compétences.
- Investissements ciblés : priorité aux acquisitions et à la R&D… mais pas un mot sur l’amélioration des conditions de travail ou des salaires.
ABB se positionne « au cœur des mégatendances » : électrification, automatisation, décarbonation. Très bien. Mais sans les femmes et les hommes qui font tourner les usines, rien n’est possible.
Nos revendications CGT :
- Partage des richesses : si ABB bat des records, les salariés doivent en bénéficier par des augmentations générales et une prime exceptionnelle.
- Garanties sur l’emploi : pas de suppressions de postes liées aux cessions ou à la réorganisation.
- Conditions de travail : stop à la pression et aux objectifs irréalistes.
ABB parle de « durabilité » et « d’avenir ». Pour nous, la durabilité, c’est des emplois stables, des salaires dignes et du respect pour ceux qui créent la valeur.
Ne laissons pas la stratégie ABB se faire sur notre dos ! Mobilisons-nous pour nos droits

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